
C’est le sourire aux lèvres qu’Anne et Pascal nous accueillent dans le salon de leur pavillon, dans le quartier de Massy-Opéra. Autour d’une table ronde, couverte de documents, de factures et d’échantillons de matériaux, ils retracent une aventure qui dépasse largement le cadre d’un simple chantier. Ici, tout raconte une maison qui a du vécu et à laquelle le couple est profondément attaché.

« Ce qui nous a vraiment décidés, c’est la chaleur l’été. »
Massicois depuis plus de vingt ans, Anne et Pascal ont acheté cette maison des années 1950 il y a une dizaine d’années. Aujourd’hui à la retraite, ils se sont lancés dans une rénovation énergétique d’ampleur d’un logement initialement classé E au diagnostic de performance énergétique, en ajoutant une partie en autorénovation. À l’issue des travaux, leur maison affiche désormais une performance énergétique classée C.
« Ce qui nous a vraiment décidés, c’est la chaleur l’été », explique Anne, en jetant un regard vers son époux Pascal, ingénieur chimiste à la retraite et bricoleur averti. Pas question pour autant de déménager ni d’installer une climatisation. « Pour nous, ça n’avait pas de sens », confie-t-elle. « Rafraîchir la maison en consommant toujours plus d’énergie, ce n’est pas la solution. On préférait s’attaquer au problème à la source. »
« Se lancer dans un projet de rénovation demande du temps, pour s’informer, comprendre et mener toutes les démarches nécessaires. »
Ce couple de retraités est très attaché à leur pavillon : « On adore cette maison, et surtout ce quartier : ici, on connaît les voisins, on s’y sent bien. Mais se lancer dans un projet de rénovation demande du temps, pour s’informer, comprendre et mener toutes les démarches nécessaires. »

Une rénovation globale, enrichie par des gestes d’autorénovation
Avant de se lancer dans un projet de rénovation, Anne et Pascal s’informent beaucoup. En feuilletant le magazine de la Ville de Massy ou celui de l’agglomération Paris-Saclay, Anne découvre les animations proposées autour de la rénovation énergétique, notamment les balades thermiques. Elle prend alors rendez-vous avec Paris-Saclay Rénov’, pour parler de leur projet.
Avec l’appui de Guillaume Mercier, conseiller en rénovation et autorénovation, le couple affine sa réflexion et décide de se lancer. En parallèle du chantier mené par des professionnels, ils décident d’agir eux-mêmes sur des points ciblés de leur maison, afin d’améliorer le confort et de réduire certaines déperditions.
Dans l’entrée, les escaliers menant à la cave, Pascal s’attache à limiter les courants d’air et les zones froides. Des rideaux thermiques créent des sas, les portes et volets sont renforcés, les radiateurs optimisés, les canalisations protégées. Dans les espaces plus discrets, comme la cave, une fenêtre est même condamnée et isolée. Des gestes simples, menés avec soin, qui complètent le projet global.
« Ce sont de petites choses, mais mises bout à bout, on sent la différence », explique Anne. Chaque intervention est documentée : photos, fiches techniques.
Se projeter, encore et toujours
Au fil des échanges et des recherches, les choix techniques s’affinent. « Au départ, on pensait isoler avec des panneaux en polystyrène, puis on s’est renseignés et on s’est tournés vers la fibre de bois, notamment pour le confort d’été », raconte Anne, désormais à l’aise avec les propriétés des matériaux.
Avec le dispositif MaPrimeRénov’, Anne et Pascal entreprennent alors l’isolation thermique par l’extérieur de l’ensemble des murs, l’installation d’une VMC et le remplacement des fenêtres. Un chantier conséquent, suivi de près : pendant l’entretien, un ouvrier intervient sur la véranda ; Anne se lève spontanément pour vérifier l’avancée des travaux. Le couple a tout conservé, jusqu’à la carotte prélevée le jour de l’installation de la VMC.
L’isolation par l’extérieur viendra masquer les pierres apparentes de la façade, auxquelles Anne est pourtant très attachée : « Le confort et la performance ont fini par primer. On ne regrette pas. »

